BIOGRAPHIE

   

Sculpteure, landartiste, vidéaste et paysagiste, Sandra Tannous a réalisé plusieurs expositions au Québec, en France, en Suisse et Brésil. Basée à Montréal, elle est membre co-fondatrice de la Coopérative Lezarts pour artistes en arts visuel et médiatique et membre à l'association des Architectes paysagistes du Québec.

 

Sensible d'une part aux problématiques de la ville, puis, de la relation que l'être humain établit avec son environnement, elle tente de recréer une harmonie entre l'espace urbain, l'espace nature, l'art et l'homme. Son intention est notamment de créer des œuvres en milieu public, des projets ouverts et physiquement accessibles, afin d'exposer l'ensemble des passants aux potentiels paradigmatiques de l'art. Les jeux d'échelles (humaine/monumentale) offrent de multiples possibilités, tandis que les éléments existants (e.g. paysage,  histoire, patrimoine, environnement, architecture) offrent une narration disparate à partir de laquelle Sandra Tannous tisse un récit cohérent. 

En 2011 et 2013, elle a réalisé « Laine d’Art » et « Lisière », deux projets produits lors d’évènements annuels consacrés au Land Art.  En 2012, elle conçoit le projet d'art public « Rassemblement », qu'elle réalise en collaboration avec la coopérative Lezarts. Entre 2013 et 2014, elle a conçu  « Réverbères Bleus » avec Delphine Quach, un projet d'art urbain réalisé à Montréal. En 2016, elle a travaillé à Bâle en Suisse, en 2017 à Salvador au Brésil, dans le cadre d'atelier-résidence. Elle travaille actuellement sur le développent de divers projets. Subséquemment elle mettra ses énergies sur l'art public urbain, ainsi que sur d'autres projets d'exposition en galerie.

 

https://voiesculturelles.qc.ca/sandra-tannous/

 

 

DÉMARCHE​

 

Mon travail origine d’interrogations sur les besoins et l'environnement de l’être humain. Je cherche à comprendre comment, et avec quoi, il aménage son espace ; et quelle signification on peut tirer des bâtiments, instruments et outils qu’il fabrique. Depuis 2008, je suis plus particulièrement sensible aux problématiques de la ville, à la relation que l'être humain établit avec son environnement, et je tente de créer une harmonie entre l'espace de présentation, l'espace urbain, l'espace naturel et l'homme.  Ma démarche artistique passe de la galerie à extérieur et vice versa.

 

Ces intérêts s’expriment par la sculpture et la vidéo, puis plus récemment l'art paysager, que je conçois comme une pratique hybride, où des notions de design d’environnement et d’architecture du paysage sont intégrées dans ma pratique de l’installation afin de servir la réflexion sur les lieux d’accueil de l’œuvre.  Utilisant des formes architecturales typiques ‒ citadelles, théâtres grecs ou autres‒, mes installations extérieures répondent aux patrimoines architecturaux, paysagers et historiques des sites donnés, tissant ainsi un récit cohérent entre les divers éléments du lieu.

 

Concernant la sculpture, mes références proviennent souvent de contextes relatifs à la navigation, à l’architecture urbaine, industrielle et rurale, dont je tire des formes épurées et sérielles typiques (ponts, quais, châteaux d'eau).  Le résultat est un travail oscillant entre le statut symbolique de l’objet, son degré d’abstraction, son polymorphisme et sa polysémie permettant un jeu d'association universelle.  De fait, la qualité archétypique de ces formes est au cœur de ma pratique ; je tente de l’atteindre, de m’en saisir afin d’éveiller les réminiscences, ces souvenirs flous, ces savoirs inconscients, et pour ainsi dire intemporels, liés aux objets et à leurs formes existant depuis longtemps dans la culture humaine.

 

Plus concrètement, je procède pour chaque projet à une recherche formelle, une synthèse d'objets ayant des propriétés communes. En ce sens, mes oeuvres sont des agencements de signes : les formes que je fabrique ont un caractère évocateur, qui ne renvoie jamais à un objet précis mais plutôt à un répertoire, derrière lequel se profilent des usages, des besoins et un sens plus profond que je cherche à exprimer.

 

Ce sens, on le retrouve dans mon intention de produire un double effet sur le spectateur. Tout d'abord, suggérer des activités du corps, en raviver la conscience, que ce soit par l'aspect utilitaire des sculptures, leur échelle ou l'expérience kinesthésique à laquelle elles convient : actions de se pencher, de monter ou descendre, sensation d'être inclus.  Dans un deuxième temps, je cherche à provoquer une interrogation chez le spectateur : mes oeuvres se basant sur des synthèses formelles, elles suscitent différentes associations d'idées. Celles-ci, à leur tour, demandent qu’on en cherche la cohérence, qu’on en trouve la clé.  Conjuguées à l'expérience du corps, elles mènent à la découverte d'analogies entre les activités du corps et celles de l'esprit.

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